Appellation « terre battue »

Appellation terre battue (2)

Ca y est! Dans le Tennis Info » n° 439 d’octobre 2011, la FFT écrit page 44:

« La dénomination « terre battue » est depuis trop longtemps galvaudée. Pour ne pas se perdre dans les différentes surfaces proposées, on peut les classer en catégories. Bientôt, à l’issue d’un travail de classement reliant technique de fabrication et catégorie de jeu pour la compétition, tous ces produits devront être désignés par les bons termes pour y voir un peu plus clair:

Terre battue traditionnelle, dite « française » ou « locale ». Elle est à réserver aux matériaux stabilisés, régulièrement remis en état en profondeur par la main de l’homme.

Terre artificielle. Il s’agit de produits dont la structure inamovible est variable, mais dont la toute dernière couche de surface est la brique pilée, apportant glissance et rebond de balle caractéristiques.

Gazon synthétique. C’est un revêtement tufté en usine, plus ou moins dense et épais, que l’on remplit de sable blanc ou teinté de rouge. »

Même si nous avions préconisé lors de nos travaux avec la FFT l’utilisation de l’appellation « gazon artificiel » à la place de « gazon synthétique », nous nous réjouissons de l’officialisation de ces nouvelles dénominations – voir « appellation terre battue » (1). Nous espérons que la FFT saura sanctionner tous ceux qui oublieront le mot artificiel après terre battue dans leurs catalogues ou argumentaires! 

Appellation terre battue (1)

Pour l’ADTB, l’important n’est pas de retrouver à chaque fois sous nos pieds la terre battue traditionnelle construite dans les règles de l’art avec le craon de Saint Maximin et le fameux Rougisol de nos grands-pères.

Parce que notre raison d’être est avant tout liée à la santé du joueur, ce que nous voulons, c’est de la souplesse bien sûr et surtout de la glissance. Mais pas à n’importe quel prix! Le type de construction doit évoluer selon la région, le climat, et même selon les techniques des hommes d’entretien. Nous n’avons rien contre les courts en terre de Sourraïde de Biarritz, la terre granitique de Menton et nous tolérons même le “Terbal” couvert de Bagnoles de l’Orne ou de Guyenne, surfaces moins exigeantes en terme d‘entretien que la terre battue couverte..

Nous suivons avec intérêt les évolutions des surfaces de jeu. Mais il faut admettre que les terrains sans entretien n’existent pas, qu’ils soient en “terre battue” ou pas.

Certains constructeurs laissent supposer le contraire. Ils parlent de courts « sans entretien » ou même de « terre battue tous temps ». Nous nous élevons contre cette appellation mensongère et avons demandé à la FFT de sanctionner les utilisateurs de ces formules trompeuses. Ces constructeurs ne bernent pas le dirigeant de club qui connaît le jeu de tennis mais ils parviennent à vendre leur produit aux municipalités qui sont en France majoritairement propriétaires des courts de tennis.

A l’étranger, on trouve des terres battues différentes de la nôtre: le basalte de Floride, la granitique italienne, la brique pilée à granulométrie décroissante d‘Allemagne ou d‘Autriche. La différence avec la terre battue française traditionnelle est le remplacement du “craon” (calcaire broyé) par des roches dures finement concassées comme le schiste ou la brique pilée, qui ont le mérite d’être moins sensibles au gel et plus faciles à entretenir. Malgré le succès rencontré dans leur pays d’origine, leur présence en France n’a pas eu de suite. Nous ne pensons pas que le jeu, tout à fait semblable, ni le coût sont à l’origine de ce manque de succès. Nous pensons plutôt que la propension de la FFT à défendre la « terre battue française » construite à base de calcaire de l’Oise malgré ses contraintes au niveau de l’entretien a nui au développement de ces surfaces.

Finalement, la France a vu se développer ce qu’on a appelé à tort “nouvelles terres battues” puis plus récemment « surfaces de confort ». A cause de la brique pilée en surface, l’oeil fait difficilement la différence. En grattant la pellicule rouge, on peut trouver un tapis, un gazon synthétique ou une moquette aiguilletée, ou une dalle microporeuse ou même du béton. Le seul avantage : la surface ne gèle pas et on peut donc jouer en hiver … mais seulement quand il n’ y a pas trop de vent, quand il ne pleut pas et qu’il ne fait pas trop froid, et après la rosée … c’est-à-dire 10 à 15% de plus sur une année qu’une vraie terre battue! Mais à quel coût! Encore plus d’entretien, plus cher à l’achat, plus cher à long terme, souvent nuisible au jeu quand on ne peut pas contrôler les glissades et à la santé car on est sur une chape dure.

Nous militons pour une appellation « terre battue » utilisable pour tous les courts stabilisés recouverts de brique pilée et une appellation « terre artificielle » qui pourrait être utilisée pour les terrains constitués de produits naturels ou non sur lesquels on peut glisser sur de la brique pilée. Nous pensons qu’ainsi, le décideur et l’utilisateur ne seraient pas trompés, en tout cas moins que lorsqu’on on parle de courts tous temps!

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