Quelle terre battue défendons nous ?

C’est d’abord de la terre, donc une surface naturelle, présente à l’état brut sur notre planète! En France, la plupart du temps, le sol bien préparé est recouvert avec du calcaire de l’Oise sur lequel on répand de la brique pilée pour améliorer l’aspect et la glissance.

On peut aussi construire les courts comme en Allemagne, Suisse, Autriche et dans la plupart des pays européens, mais aussi en Turquie (peut-être aussi celle qu’on trouve en Amérique du Sud qui ne semble pas très différente) en recouvrant la sous-couche avec de la brique pilée en granulométrie décroissante vers la surface.

On peut aussi utiliser le basalte comme l’ont fait les Américains – Californie, Floride – ou les Canadiens avec le har-tru, gris et un peu plus rapide que notre terre battue européenne.
Nous aimons bien aussi la « granitique » italienne ou les terres locales rencontrées dans certains clubs du Sud de la France, qui n’est pas calcaire mais qui a l’avantage de mieux résister au gel que le calcaire traditionnel des carrières de l’Oise.
Son principal défaut est la remontée de gravillons gris qui altèrent la couleur du court.

Nous comprenons parfois le choix de la « terre artificielle », c’est à dire d’un tapis ou d’une dalle sur lesquels on met de la brique pilée pour faire « comme de la terre battue » car elle ne gèle pas et on peut glisser un peu sur ces surfaces et ainsi éviter de nombreux blocages traumatisants. Mais attention ! ce sont des surfaces qui ont nécessité la construction d’un sol dur et qui, souvent nécessitent plus d’entretien que la terre battue traditionnelle.

Mais nos 40 ans d’expérience nous incitent à penser qu’on n’a encore rien trouvé de meilleur que la terre battue traditionnelle.

Si on veut à moindre coût transformer un court en dur, il vaut mieux le percer de 2000 trous de 15mm de diamètre et poser la terre battue dessus.

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En conclusion, nous préconisons de construire les courts en terre battue de la manière la plus adaptée à la spécificité de la région, notamment son sol et son climat mais surtout en ayant réfléchi à la manière de gérer l’entretien.