L’entretien de la terre battue « française »

On ne peut pas demander à un club d’entretenir ses terrains comme à Roland-Garros.

Mais l’arrosage est indispensable, et principalement  le “noyage du soir”, à réaliser manuellement si possible, ou sinon par le biais d’un arrosage automatique.

Sans cette opération, le court devient dur, la silice remonte à la surface… Il est alors impossible de lui redonner sa souplesse initiale. Il faut réaliser ce “noyage” le soir, car l’eau a ainsi toute la nuit pour pénétrer toute l’épaisseur du court. Si vous le faites le matin, le laps de temps entre arrosage et premières heures de jeu est trop court pour permettre cette pénétration en profondeur.

Arroser à longueur de journée. Il est également indispensable d’arroser à longueur de journée, notamment entre chaque partie. Je vous  conseille de procéder à une “formation” de vos licenciés, afin de les initier aux opérations à réaliser avant et après leur partie : arrosage avant, passage de la traîne et du balai et arrosage après la partie. Cette formation a un double objectif. Il s’agit d’abord de permettre à vos licenciés de jouer sur un terrain de qualité (les joueurs n’osent généralement pas arroser, et de ce fait, les conditions de jeu ne sont pas optimales) mais également d’entretenir les terrains tout au long de la journée pour qu’ils gardent leur souplesse et leurs caractéristiques.

Vous pouvez également utiliser du chlorure de calcium qui, étalé sur vos courts une fois par semaine de façon uniforme (1 sac de 25 kg), vous permettra d’humidifier le court et de fixer la brique pilée.

Ne pas abuser de l‘apport de brique pilée. L’ajout de brique pilée n’est nécessaire que lorsque celle-ci n’est plus présente en surface. Je ne conseille pas d’ajouter de la brique pilée en quantité trop importante. Il est nécessaire de combattre l’idée reçue selon laquelle “l’apport en brique pilée sur un court mouillé permet de le faire sécher plus rapidement”. C’est faux, au contraire ! 

Privilégier les lignes peintes. Je vous conseille fortement les lignes peintes, qui sont plus fiables, plus esthétiques, moins onéreuses et qui n’entraînent pas de surépaisseur par rapport à la surface de jeu, comme le font les lignes plastiques, notamment. Seule contrainte : cela implique un travail supplémentaire et, nécessairement, des conditions météorologiques adéquates lors de la mise en œuvre. 

Des bâches pour garder la brique pilée. Le vent est l’ennemi de la brique pilée. La mise en place de bâches autour du court (elles doivent faire 50 cm de hauteur minimum) permet de retenir la brique pilée, qu’il suffit ensuite de remettre sur la surface de jeu, évitant ainsi de recharger cette dernière en brique pilée neuve. Ce n’est pas parce qu’il ne pleut plus qu’un court est jouable. Il est nécessaire de bien veiller à la praticabilité du court avant de le réutiliser sous peine de le détériorer.

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